Image
Top
Navigation
juillet 3, 2015

Je suis un village de Gaulois

cheval-trait
Merveille,

Je ne suis pas un individu, je suis un village d’irréductibles Gaulois.

L’idée que nous sommes un « individu » taillé d’un seul bloc (« Moi! ») ne nous sert pas. Non seulement elle sur-simplifie à outrance notre psyché, mais elle nous laisse désemparé et honteux face à nos déchirements.

Si je remplace l’idée d’un individu monolithique par l’image d’un village de Gaulois, déjà je comprend mieux pourquoi il y a parfois de la bagarre. Mes différents « personnages » ont différents besoins, différents désirs, différentes aspirations et tendances, différentes façons de voir le monde.

D’où l’importance cruciale de rassembler tout ce beau petit monde. Ou au moins de les empêcher de se taper sur la gueule.

Je suis un cheval de Trait Belge

Je suis tombé aujourd’hui sur un autre exemple, qui souligne l’importance d’agir de façon unifiée, avec cohérence et synergie:

Le cheval de Trait Belge, un des plus forts au monde, peut tirer à lui seul une charge de 3500 kilos. (Il y a des compétitions.)

Deux de ces chevaux, harnachés ensemble, peuvent tirer entre 9 et 11000 kilos — soit trois fois plus qu’un cheval seul.

Impressionnant — mais voici qui l’est plus encore: si les deux chevaux ont été élevés ensemble et ont appris à travailler de concert, ils sont capables de tirer des charges de 13 à 14500 kilos. Quatre fois plus qu’un cheval seul.

La synergie dépend d’un effort accompli à l’unisson. Si on mettait deux chevaux de trait et qu’on les faisait tirer dans des directions opposées, ils n’accompliraient rien, évidemment.

C’est ce qui nous arrive quand on est tiraillé, aux prises avec un conflit intérieur. La force est gaspillée au lieu d’être multipliée. Un gâchis.

Il n’y a rien de pire que des Gaulois qui ne s’entendent pas entre eux (comme tout le monde sait grâce à Astérix). Rien de plus puissant que la même bande, toutefois, quand elle est en paix et qu’elle s’élance de façon unifiée…

Yan