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avril 16, 2015

Pas le temps de ne pas avoir le temps

Une des choses que j’aime de ce défi 100 jours, Merveille, c’est que je ne peux plus me permettre de me raconter que je n’ai pas le temps.

Chaque jour, je m’y suis engagé, je travaille à un de mes livres (le roman en ce moment) et je publie un petit quelque chose pour toi. Je n’ai pas le temps de remettre à plus tard. Pas le temps de ne pas avoir le temps de faire ces actions.

« Busyness is lazyness », disait un de mes coachs. Être débordé est une forme de paresse, une excuse commode pour ne pas faire ce qu’on dit vouloir faire.

Ces jours-ci je ne peux plus me permettre d’être paresseux — je n’ai plus le luxe d’être débordé. Il faut que je dise non à certaines choses, que j’en laisse tomber d’autres, pour poser les quelques actions cruciales que je me suis engagé à poser. Celles qui font une différence.

Mon engagement à les faire change leur statut de « j’aimerais le faire mais je n’ai pas le temps aujourd’hui » à « je le fais, un point c’est tout ».

Il y a une grande force dans la simplicité d’un tel engagement à faire quelque chose chaque jour. Essentiellement parce que, après les premiers jours/semaines d’adaptation, le mental cesse de discuter. Il arrête de proposer toutes sortes d’alternatives, d’options, de clauses dérogatoires, d’échappatoires alléchantes.

— Oui mais, oui mais, oui mais…

— Désolé, mental. On a dit « chaque jour ».

Après quelques temps le mental cesse de discuter, après quoi on a la paix. On peut se concentrer sur la joie d’être vivant-en-action. On peut oeuvrer en paix.

Ceux qui s’adonnent à une pratique de méditation régulière découvrent quelque chose de similaire: de jour en jour, les circonstances changent, les pensées changent, les préoccupations changent, les désirs changent… Mais le fait de s’asseoir et d’être témoin ne change pas. La pratique devient une sorte de socle autour duquel tout (y compris notre évaluation de notre méditation) tourne.

La Muse aime bien pareille constance: elle sait que la porte est ouverte, que le repas va être servi, invariablement.

Alors elle prend le temps de venir.

Merci,

Yan

Photo: Au travail, Yan Muckle 2015