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avril 10, 2015

L’état à atteindre

Merveille,

« Faire des choses n’est pas difficile », disait le sculpteur Brancusi. « Ce qui est difficile, c’est d’atteindre l’état dans lequel on est en mesure de les faire. »

Montagnes près de Santa Barbara, Californie 2015, Yan Muckle

Montagnes près de Santa Barbara, Californie 2015, Yan Muckle

Oui — la capacité à s’avancer dans l’inconnu… À se mouvoir dans l’ambiguïté… À se nettoyer les yeux encore et encore… À persister sans preuve que ça va éventuellement marcher… À suivre la petite voix… À ressentir tout ce qu’il y a à ressentir… Tout ça fait une différence.

Vrai — améliorer nos circonstances intérieures et extérieures font aussi une différence. Énorme. Tant dans la qualité et la quantité de ce qu’on peut produire que dans le degré de plaisir ou d’aisance que l’on éprouve à le faire.

Pour avoir passé des années à lutter et m’échiner pour de maigres résultats (et pour connaître plus de fluidité et de joie aujourd’hui), je n’en doute pas.

Je veux d’ailleurs reparler de ces « conditions favorables » dans les jours qui viennent.

Mais attendre la météo parfaite est une piètre façon de mener sa vie. Croire qu’il faut être dans un état « spécial » pour parvenir à créer est un piège — dans lequel je suis trop souvent tombé. J’ai gaspillé du temps à attendre que le ciel des circonstances se dégage. Je me suis compliqué la vie inutilement en forçant pour dissiper mes nuages intérieurs.

Alibis commodes pour m’expliquer pourquoi il valait mieux que j’attende au lendemain avant de me mettre à l’oeuvre — mais alibis faux.

C’est paradoxal, mais je vois aujourd’hui que « l’état à atteindre » dont parle Brancusi repose d’abord et avant tout sur la décision de ne pas attendre d’être dans un état particulier… Et la compréhension qu’il suffit de se mettre en action sans forcer pour que « l’état à atteindre » apparaisse de lui-même éventuellement.

Féconde journée à toi!

Yan

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